Généralités.
Le transport aérien est une activité qui s’exerce à l’échelle de la planète et doit donc s’adapter à tous les événements qui peuvent se passer aux quatre coins du monde. La croissance du transport aérien est donc toujours exposée aux crises économiques, politiques et à la situation géopolitique des pays. Lorsque ces événements prennent une importance internationale, cela se répercute proportionnellement sur le transport aérien par une baisse plus ou moins importante de l’activité.
Une guerre civile, ou un attentat, éclatant dans un pays en voie de développement va avoir pour effet une baisse de la fréquentation des lignes à sa destination, voire une suppression partielle de la desserte. Mais ce genre de crise ne va affecter le transport aérien que localement. Par exemple, en décembre 1994, un groupe de terroristes algériens avait pris en otage l’équipage et les passagers d’un avion d’Air France effectuant la liaison Alger – Paris. Après un dénouement assez dramatique (quatre otages exécutés et tous les membres du groupe abattus par le GIGN), Air France avait aussitôt interrompu ses lignes à destination de l’Algérie (ligne qu’elle ne vient de reprendre que récemment). Mais le reste du réseau Air France n’avait pas été affecté.
En revanche, lorsque c’est une guerre qui concerne une région du globe et où les armées des pays occidentaux interviennent en masse, alors c’est l’activité générale du transport aérien qui est en chute libre. Le meilleur exemple est bien sûr la Guerre du Golfe en 1991 et 2003.
Pour illustrer la variation de croissance du transport aérien, il convient de regarder le graphique qui suit.

Le graphique ci-dessus illustre l’évolution de l’activité des compagnies aériennes depuis douze ans. En 1991, première grande crise avec la guerre en Irak où participe la plupart des pays occidentaux, suivi par une reprise considérable mais de courte durée l’année suivante. Puis pendant 9 ans, c’est une période plus ou moins stable. Enfin, alors qu’une baisse était déjà amorcée, survient la crise qui suivit le 11 septembre 2001.
On constate donc que les crises internationales ont des conséquences directes sur le transport aérien.
On constate donc que les crises internationales ont des conséquences directes sur le transport aérien.
Le 11 septembre 2001.
Le 11 septembre 2001, quatre avions de compagnies américaines sont détournés par des terroristes et utilisés comme arme contre des symboles de la puissance américaine à New York et Washington faisant plus de 3 000 morts. Au delà du bilan humain et moral dramatique, ces attentats, les plus meurtriers de toute l’histoire des Etats-Unis, provoquent une onde de choc sur toute la planète et font plonger l’économie mondiale, en général, et le transport aérien, en particulier, dans une longue et profonde crise.
Les mois qui suivent sont difficiles pour toutes les compagnies aériennes traditionnelles, et certaines complètement déstabilisées ne réussiront pas à s’en sortir. Ainsi, la Sabena (compagnie belge) dépose le bilan, suivie quelques temps après par la compagnie suisse Swissair qui renaîtra sous le nom de Swiss.
Du côté des compagnies américaines, la plupart sont en grandes difficultés. Même la plus grande compagnie internationale American Airlines, au bord de la faillite, se place sous la protection de la loi américaine des faillites.
Les effets sont moins immédiats pour Air Canada mais les difficultés tout aussi réelles puisque, elle aussi, se place sous la protection de la même loi canadienne.
Les compagnies européennes, à l’exception de Sabena et Swissair, résistent mieux. Et c’est Air France qui réalise les meilleures performances du moment. Comme en témoigne le graphique précédent, la crise s’avère au final moins rude que pendant la guerre du Golfe de 1991 (en ce qui concerne les compagnies européennes), du moins pour les compagnies européennes.
Le 11 septembre 2001, quatre avions de compagnies américaines sont détournés par des terroristes et utilisés comme arme contre des symboles de la puissance américaine à New York et Washington faisant plus de 3 000 morts. Au delà du bilan humain et moral dramatique, ces attentats, les plus meurtriers de toute l’histoire des Etats-Unis, provoquent une onde de choc sur toute la planète et font plonger l’économie mondiale, en général, et le transport aérien, en particulier, dans une longue et profonde crise.
Les mois qui suivent sont difficiles pour toutes les compagnies aériennes traditionnelles, et certaines complètement déstabilisées ne réussiront pas à s’en sortir. Ainsi, la Sabena (compagnie belge) dépose le bilan, suivie quelques temps après par la compagnie suisse Swissair qui renaîtra sous le nom de Swiss.
Du côté des compagnies américaines, la plupart sont en grandes difficultés. Même la plus grande compagnie internationale American Airlines, au bord de la faillite, se place sous la protection de la loi américaine des faillites.
Les effets sont moins immédiats pour Air Canada mais les difficultés tout aussi réelles puisque, elle aussi, se place sous la protection de la même loi canadienne.
Les compagnies européennes, à l’exception de Sabena et Swissair, résistent mieux. Et c’est Air France qui réalise les meilleures performances du moment. Comme en témoigne le graphique précédent, la crise s’avère au final moins rude que pendant la guerre du Golfe de 1991 (en ce qui concerne les compagnies européennes), du moins pour les compagnies européennes.

2 commentaires:
article intéresant mais le graph est illisible...
un lien vers l'image en grand peut etre encore + intéressant :)
Très intéressant comme article, SVP, je prépare un mémoire sur les compagnies aériennes, si vous pouvez me citer les références bibliographiques sur lesquelles vous vous êtes basé pour rédiger ces trois billets "d'historique et évolution du transport aérien", voici mon mail: chahinez87@hotmail.fr Merci d'avance.
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